Un ourson d’eau réveillé 30 ans après avoir été congelé

LEXPRESS.fr le 21/01/2016

Cet organisme microscopique, désigné sous le nom de Tardigrade, a même pondu 19 oeufs dont 14 ont éclos.

Les tardigrades, ou oursons d’eau, sont des organismes microscopiques qui, contrairement à ce que leur corps boudiné et leurs huit petites pattes griffues laissent penser, sont extrêmement résistants. Ils peuvent survivre dans l’espace, résister à l’eau bouillante et à des radiations qui tueraient n’importe quel être vivant. Mais aussi se réveiller après avoir été congelé à -20° pendant plus de 30 ans, comme le rapportent des chercheurs japonais dans la revue Cryobiologie.

La Belle au Bois Dormant se réveille

Mesurant un demi-millimètre en moyenne, le tardigrade -qui « marche lentement », en latin- peut survivre aussi bien au sommet de l’Himalaya qu’à 4000 mètres sous la mer.

La démonstration a eu lieu à l’Institut national japonais de recherches polaires (NIPR), en mai 2014, rapporte Science et Vie qui fait état de l’étude qui rend compte de l’expérience. 30 ans plus tôt, les scientifiques avaient congelé un cube de mousse dans lequel se trouvait des oursons d’eau. Que Megumu Tsujimoto et ses collègues ont progressivement réchauffé. Trois tardigrades de l’espèce Acutuncus antarcticus -deux adultes et un oeuf- ont été libérés de la glace.

Ils ont ensuite été placés dans des capsules contenant le nécessaire pour survivre, soit de l’eau minérale et des algues microscopiques. Dès le 1er jour, le premier tardigrade -Sleeping Beauty 1- a commencé à bouger ses pattes arrière. Il s’est redressé le 6e jour et s’est alimenté dès le 13e pour une première ponte le 23e jour. L’oeuf a lui éclos six jours après sa décongélation. L’ourson d’eau qui en est sorti a non seulement survécu, mais il a également pondu des oeufs. Sleeping Beauty 2, le deuxième adulte, n’a en revanche pas eu la même chance. S’il a commencé à bouger, il a connu des difficultés pour s’alimenter et est finalement mort après le 20e jour.

La cryptobiose, pouvoir de quasi-immortalité

Mais comment ce petit organisme a-t-il pu survivre pendant 30 années en étant congelé? Grâce à un mécanisme qui intéresse particulièrement les chercheurs: la cryptobiose. Cet état proche de la non-vie, durant lequel l’activité vitale s’abaisse à 0,01 % de la normale, leur permet notamment de résister à des conditions qui seraient mortelles pour la quasi-totalité des autres formes de vie.

Pour provoquer la cryptobiose, ils rétractent leurs huit pattes et déshydratent à 99% leur organisme, remplaçant l’eau à l’intérieur de leurs cellules par un sucre non réducteur, le tréhalose, qu’ils synthétisent. Un sucre qui contient d’ailleurs une sorte d’antigel qui préserve les structures cellulaires. Pour compléter la protection, ils s’entourent d’une petite boule de cire microscopique. En outre, les tardigrades disposeraient de mécanismes de réparation de l’ADN très performants, qui pallieraient les dégâts provoqués par la congélation et la déshydratation.Suite & Source

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Un pari sur la vie

Claire Tervé pour Planet.fr (extraits)

A ce jour, dans le monde, un peu moins de 300 personnes ont tenté l’expérience et sont en stase dans des cuves à -190°C. De même, environ 2.200 personnes ont signé un contrat de cryogénisation.

Le procédé est plutôt simple : après avoir signé un contrat avec une société de cryogénisation, vous devez souscrire une assurance vie qui paiera l’opération, de la levée de corps à votre prise en charge dans votre vie future. « Ensuite, au moment de votre décès, dans les plus bref délais, votre corps sera plongé progressivement à une température de -190°C. Ce processus prendra cinq jours, pour éviter la formation de cristaux dans les tissus et donc la détérioration du corps. Vous serez ensuite mis dans une cuve en attendant que la science soit capable de vous ramener à la vie et de guérir vos maux, si vous en avez« , nous a expliqué Roland Missionier, éditeur du magazine français CryonicsNews et l’un des fondateurs de la Société cryonics de France. Vous pourrez ensuite profiter de votre nouvelle vie dans ce futur que vous rêviez de connaître.

La science optimiste

Si ramener les morts (gelés) à la vie semble encore utopique, la science semble pourtant sur la bonne voie. En effet, en 2004, des chercheurs du centre de recherche californien 21st Century Medicine, Gregory Fahy et Brian Wowk, ont réussi à cryogéniser un rein de lapin, à le ramener à température ambiante et à le regreffer avec succès sur l’animal dont ils l’avaient extrait. En 2010, ils ont même transplanté un rein préalablement conservé sur un autre animal.

Enfin, en 2014, au Japon, de minuscules animaux appelés « oursons d’eau » ont également été ramenés à la vie après 30 ans de congélation ! – Source

Toutefois, être ressuscité après cryogénisation n’est pas encore prévu pour tout de suite : « Je pense qu’il faudra attendre un siècle ou deux avant que cela soit possible. Peut-être même avant« , estime Roland Missionier.Suite & Source

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Cryogénisation

L‘idée de cryogéniser des êtres vivants aurait commencé à faire son chemin dès 1962. L’universitaire et médecin James Hiram Bedford, (1983-1967) est le premier homme cryogénisé de l’histoire.

Mais il y a peu de chances de le voir un jour ramené à la vie telle qu’on la souhaite : le problème de la formation de cristaux de glace, notamment dans le cerveau, était un obstacle fatal à toute tentative de réanimation.

Cette barrière aurait été finalement levée par les cryobiologistes Greg Fahy et Brian Wowk, de Twenty-First Century Medicine.

A partir de 2004, d’autres solutions ont été mises en pratique. Ensuite, le milieu des affaires s’est intéressé au problème, pour tenter d’exploiter le filon.

La perpective de se retrouver en vie, au siècle prochain, quand les causes de décès auront trouvé leurs remèdes, avait largement de quoi stimuler les aventuriers.

La plupart de ces investisseurs n’auront qu’à promettre, et engranger les loyers de leurs caissons de conservation, en reportant sur les générations suivantes la charge d’apporter des solutions et tenter des réanimations.

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Bienvenue !

Ca se met en place. J’ai maintenant plus de 200 pages à vous transmettre, et de nombreuses ressources à diffuser sur ce sujet.

Le mieux serait de publier prochainement ce livre en version papier, et de considérer ce site comme la ressource des compléments indispensables, en documents videos, audios et autres PdF à consulter pour vous faire un avis sur la question essentielle : « Pourquoi tenter de prolonger sa vie à tout prix ? Même à des conditions low-cost ?. C’est ce que nous propose cet opportuniste de John Happyfew.

Andrew Freeman qui revient d’un séjour prolongé dans l’un de ses caissons voit les choses tout autrement. Il a même un avertissement à nous transmettre avant de repasser de l’autre côté.

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De la science à la SF

Radio Canada 26 novembre 2016 – Un texte de Daniel Blanchette Pelletier
Une adolescente britannique de 14 ans en phase terminale d’un cancer a obtenu le droit de faire expédier son corps aux États-Unis, après sa mort, pour être congelé. Elle croit qu’un jour, la science lui permettra de reprendre sa vie où elle s’est terminée. Mais où en est vraiment la cryogénisation ?/font>

La cryogénisation demeure plutôt marginale, même si elle existe depuis les années 60. Il s’agit d’un principe selon lequel le corps humain est congelé après la mort dans l’espoir de le ranimer dans un futur plus ou moins rapproché. Or, aucun être humain n’est à ce jour revenu à la vie.

Le professeur américain de physique Robert Ettinger a développé cette théorie de conservation éternelle du corps humain dans l’ouvrage L’homme est-il immortel? Il repose lui-même, avec ses deux épouses, au Cryonics Institute dont il est le fondateur.

Seulement deux autres instituts offrent des services de cryogénisation dans le monde, Alcor Life Extension Foundation, aussi aux États-Unis, et KrioRus, en Russie.

Cryonics Institute

Inhumation, crémation, cryogénisation…

La cryogénisation offre ainsi un troisième choix après la mort. « À vrai dire, on n’a rien à perdre, explique Stephan Beauregard, du Cryonics Institute, près de Détroit, aux États-Unis. Si ça fonctionne, tant mieux, et pour être honnête, si ça ne fonctionne pas, on ne s’en rendra pas compte. »

Ce choix demande cependant davantage de préparation, puisque le corps doit être pris en charge dès qu’il a été déclaré cliniquement mort.

Il est alors refroidi, puis branché à de l’équipement médical qui permet de maintenir la circulation du sang et la respiration, notamment. D’autres produits, injectés après la mort, assurent également sa préservation jusqu’au transport dans l’un des trois instituts de cryogénisation.

Au Canada, seule l’entreprise funéraire Magnus Poirier offre ce service à ses clients depuis qu’elle a signé une entente avec le Cryonics Institute. « On est les seuls à avoir écouté les gens qui sont venus nous voir pour faciliter ce processus », raconte le vice-président ventes et service à la clientèle, Patrice Chavegros.

Une poignée de Canadiens auraient d’ailleurs été cryogénisés, parmi les quelque 350 personnes qui ont eu recours à cette méthode à travers le monde. Leur corps a été congelé à une température de – 196 °C, dans un réservoir rempli d’azote liquide, jusqu’au jour où ils pourraient être ramenés à la vie.

« Je pense qu’avant tout, on est des gens qui aiment beaucoup la vie. On est des passionnés de science, de médecine et de nouvelles technologies », ajoute Stephan Beauregard. « On fait trop souvent ressortir le côté spécial ou grotesque de la cryogénisation », déplore-t-il également./p>

De la théorie à la science

La cryoconservation, dont s’inspire la cryogénisation, a déjà fait ses preuves dans le milieu scientifique. Des cellules ou des tissus entiers sont conservés à très basse température, comme le sperme, le sang et le tissu des ovaires.

La science a aussi permis de peaufiner la méthode, notamment par la vitrification. Développé dans les années 2000, ce procédé, comparable à l’antigel, protège des dégâts causés par le froid extrême qui rendrait autrement impossible toute réparation.

La cryogénisation a aussi adopté cette méthode afin de mieux préserver les corps, disposés la tête en bas dans des bassins d’azote liquide. Mais la fiction dépasse encore la réalité, selon la professeure à l’Université Laval, Janice Bailey. « On ne peut même pas faire la cryoconservation de beaucoup d’autres cellules simples », explique celle qui se spécialise dans les sciences animale, agricole et alimentaire. Source

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