Andrew Freeman, le 1er cryonaute de l’histoire

Le CV du premier cryonaute de l’histoire a été distribué à la presse : Homme d’affaires, consultant spécialisé dans l’import-export, gérant de plusieurs sociétés, mais surtout propriétaire d’une importante galerie d’art – le Blue Dolphin – dans le centre-ville de Miami, en Floride.

Taille moyenne, un peu dégarni, il entretient son énergie et maîtrise ses contours par la pratique du tennis, du golf, et du ski. Il s’était installé depuis quelques années dans une vaste résidence à Miami, se débarrassant peu à peu de ses avoirs, notamment sous la pression de son épouse, Helena.

Andrew Freeman

Déjà victime d’un infarctus à l’age de 63 ans, il s’était fait installer à domicile un défibrillateur personnel. Puis il avait finalement souscrit un contrat avec la société « Cryonics4All » : son intérêt pour ce domaine de recherches s’était trouvé relancé à la suite de discussions avec Dick, l’un de ses deux neveux.

Il disposait d’importants moyens financiers, sans enfants, et pratiquement séparé de son épouse Helena avec laquelle il continuait de cohabiter.

Il se disait agnostique, mais était séduit par le pari de Pascal et s’était peu à peu mûri des échanges avec son neveu, et par les positions de Kenneth Harworth dont la pensée lui semblait logique : « Quitte à mourir, autant tenter cette expérience de cryogénisation et pour cela prendre les devants en se suicidant jeune. »

Andrew Freeman demeurait actif dans son domaine d’expertise, et venait de se rendre à Nairobi, au Kenya, pour négocier l’achat d’un important lot d’oeuvres d’art ancien. Il est enlevé à la sortie de son hôtel. Parmi le groupe de ses ravisseurs, un tanzanien porteur d’un virus mortel. Retrouvé en 48 heures grâce à son implant ‘Digital Angel’, il a été aussitôt rapatrié à son domicile de Floride.

Mais il est rapidement victime de complications médicales. Des analyses aussitôt pratiquées ont confirmé le diagnostic mortel. A présent, de retour chez lui, il ne lui reste que trois semaines à vivre avant que ses organes commencent à se décomposer.

Une solution ultime ? Ce vieux contrat dont il avait bénéficié en donnant un coup de pouce à la start-up Cryonics4All fondée et dirigée par un certain John Happyfew qui voulait attaquer le monopole d’Alcor puis casser le marché en proposant la Crynonie low-cost.